La magie des Echographies

En attendant "Désiré"

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de ce moment magique dans la vie d’une femme : L’échographie, la première, ce moment intense et terriblement angoissant à la fois ou vous apercevez tout remuant votre bébé.

Ce moment ou tout s’arrête autour de vous, la seule chose qui vous importe c’est d’écouter un battement de coeur, comptez deux pieds, deux mains ,des orteils ..Il semble déjà si parfait!

Je pense sans l’avoir encore vécue complètement , que les trois échographies sont magiques mais la première reste la première .

C’est pendant cette échographie que vous savez combien de bébés vous portez, honnêtement malgré notre désir très fort , nous étions rassurés de ne voir qu’une poche, ayant implanté deux embryons lors de ma Fiv , un des deux n’a pas survécu…Ce petit trésor que je porte est le grand vainqueur de la course..

Et surtout vous sortez du cabinet en ayant la sensation d’être vraiment enceinte , pour la première fois de votre vie (en tout cas pour ma part), vous réalisez un peu que votre vie va changer.La dimension du mot « Parents » prend vraiment un tout autre sens, et le fait d’y aller avec le papa est extrêmement important pour que lui aussi arrive à se rendre compte que vous portez la vie.A douze semaines , cela fait un bien fou de se le faire confirmer visuellement après les trois mois souvent très difficiles que nous avons vécus.

Notre bébé lors de cette échographie avait ses petites jambes croisées en mode yogi, il suçait son pouce et n’hésitait pas à tourner la tête sans arrêt , c’est impensable d’imaginer que toute cette énergie se développe à l’intérieur de vous et que dans peu de temps je sentirai de douces caresses d’ailes de papillon signes de sa présence.

Pendant 9 mois, nous ne faisons qu’UN, je ne pensais pas avoir la chance de pouvoir vivre cela un jour , alors croyez moi que je profite de chaque minute de ce bonheur!

Nous allons vivre dans quelques jours notre seconde échographie, qui va je l’espère nous révéler son petit secret …

 

 

 

 

Les Mots sur les Maux

En attendant "Désiré"

 

Septembre 2010 , le constat tombe , ovaires polykystiques sévères, menstruations quasi nulles.Il ne sera pas impossible de tomber enceinte un jour mais difficile naturellement .

Je suis dans la fleur de l’âge , bien que déjà très engagée avec mon petit ami de l’époque, j’envisage déjà secrètement de pas avoir un petit bout dans dix ans.

Franchement, si on m’avait montré à l’époque le film qui allait suivre les six prochaines années de ma vie, je pense que je n’aurais pas mené le combat.

Cette annonce aurait été comme une grosse claque dans la figure qui aurait mise du temps à cicatriser, mais jamais je ne me serais lancée dans cette galère pour autant d’années. Je ne me serais pas sentie capable d’affronter les traitements, et surtout le poids de la société qui te pèse d’années en années de plus en plus sur tes petites épaules fragiles de femme.Me serais-je sous-estimée ? Ou me suis-je plutôt renforcée au fil des années ?

Les examens se sont enchaînés, au début l’équipe médicale teste plusieurs produits sur ton organisme,ces tests médicamenteux te rassurent , puis tu as tendance aussi à faire confiance à la blouse blanche, les hormones deviennent un quotidien, on te récrée des cycles,tu ne trouves pas cela naturelle du tout, mais tu reprends confiance, tu es comme les autres parfois « Réglée ».

Tu as des phases ou tu es focus sur ton désir de maternité et des moments ou tu l’oubli ..La vie en attendant suit son cours, avec son lot de projets aboutis, des rêves formulés, de bonheurs, de déceptions,de gros coups durs,la vie quoi: tout simplement !

Puis tu te sépares, et tu te dis que tu as le temps finalement,tu profites,tu bringues, tu explores le monde et tu rencontres un nouvel Amour, tu construis et les mêmes questionnements sur la maternité ressurgissent ..Tu recommences les examens obsolètes,encore et encore sans jamais perdre de vue l’espoir de caresser ton rêve de devenir mère un jour.

Quand on démarre un parcours PMA, on ne signe pas pour tant de mois ou d’années de galères, on y va souvent car on à écumé toutes les alternatives possibles,on est peu informé sur toutes les techniques et les sacrifices qu’elles supposent.

On se dit qu’avec 2 ou 3 cachetons, l’affaire sera dans le sac et petit à petit on glisse vers un suivi de plus en plus médicalisé, de plus en plus intrusif et de plus en plus néfaste pour le couple qui subit indirectement, les dommages collatéraux du « process ».

Ce glissement étant progressif, il n’y a pas un moment butoir où l’on peut se poser la question de ce que l’on est prêt à accepter ou non puisque chaque étape en entraîne une autre et que l’on ne va pas craquer pour cet énième examen douloureux alors que l’on en a déjà accepté plein d’autres et que celui-ci pourrait peut-être enfin nous donner la clé de ce que vous attendez depuis des années.

Libre à chacun de savoir à quel moment, à quel stade cela devient trop lourd , trop contraignant.La jauge étant différente pour chaque être humain.

Pour ma part, les hormones me fatiguent déjà beaucoup , mes sauts d’humeur sont quasi permanents, je broie du noir, et me mure dans un pessimisme journalier.Les gens ne me reconnaissent plus et moi-même je commence à me perdre.

Je comprendrais que trop tard que certaines personnes ne peuvent absolument pas supporter les doses d’hormones à long terme sur leur organisme.

Très souvent, face aux difficultés, j’ai voulu stopper, arrêter et vivre une vie sans enfant me persuadant que c’était peut-être mieux ainsi et que j’allais aussi sauver mon couple qui pâtissait de tous ses examens indiscrets.

La notion du temps qui passe et trépasse est insupportable pour les femmes en PMA, l’horloge résonne en toi comme un carillon strident qui te rappelle un peu plus chaque jour que tu n’es pas dans la norme , c’est quoi la Norme d’ailleurs?

 

 

Suite de l’article très bientôt..