Ma très chère Guadeloupe

Travel Life

Ma très chère Guadeloupe,

Voilà maintenant deux ans que nous cohabitons toute les deux.

Les débuts n’ont pas été faciles, souvent chien et chat , souvent en désaccord, on avait du mal à se comprendre tant le changement était brutal , puis le temps a fait son petit bout de chemin et nous sommes apprivoisés et avons appris à se découvrir.

Nos deux forts caractères ont parfois fait des étincelles, tu ne comprenais pas ma spontanéité et ma vigueur, j’avais du mal à cerner ta lenteur et ta nonchalance.

Mais nous avons persévéré et l’on est arrivé à composer, jusqu’à aller à vraiment s’apprécier. Qu’est-ce que tu m’as fait changer. En bien, rassure toi…

Je te vois déjà m’emboucaner, quel bonheur de se voir changer, évoluer dans la positivité.

Nous avons eu la chance de découvrir beaucoup de tes joyaux cachés, tu nous as faits beaucoup voyagé, tes îles regorgent de tant de secrets.

On est si heureux de l’avoir fait, d’avoir tenté cette aventure au bout du monde qui nous aura fait grandir et tant apporté.

Comment ne pas te remercier ? Comment ne pas pleurer de joie ?du plus profond de mon coeur, car le plus beau cadeau Toi seule me l’aura apporté, c’est sur ton île que je connaîtrais les joies de la fécondité.

Merci de m’avoir fait croiser le chemin de personnes qui ont remplacé ses deux années la famille qui nous manquait.Merci pour tous les gens riches et  formidables que tu nous as permis de rencontrer, avec lesquels on a tant partagé.

Merci pour ta culture que tu as bien voulu nous prêter et ta grande bonté.

C’est le cœur lourd de te quitter ,mais le ventre rond que je repars vers de nouvelles contrées.Nous reviendrons dans quelques années, pour montrer à notre petit « Désiré », l’archipel où il a été crée.

Gwada tu vas beaucoup me manquer .

 

A PAS PEUR

En attendant "Désiré", Les joies de la Grossesse

Chaque matin j’ouvre le panel d’applications que j’ai tèléchargé sur mon portable « Néomama » ou encore « BabyCenter », c’est devenu un véritable rituel depuis que nous cohabitons tous les deux . Assez bien pensées , elles me permettent de suivre pas à pas, ton évolution , et de comprendre tous les mécanismes physiologiques qui se produisent dans mon corps.

Depuis quelques jours , je n’ouvre pas ses applications avec la même pêche , sûrement aussi à cause des courtes nuits que tu commences déjà à me faire subir.Tes soubresauts, tes galipettes et ta fougue nocturne laissent présager d’une suite très mouvementée ..En réalité, c’est pas tant mes insomnies qui me dérangent mais chaque jour en plus me rapproche un peu plus de la fin de notre CDD et pour moi de la remise des clés .

Je ne peux pas m’empêcher de penser à ton arrivée et au marathon qui m’attends pour que dans moins de trois mois , tu sois là , prêt de nous.Jusque là j’étais plutôt confiante sur ma capacité à inspirer /expirer , sur mon équilibre sur le ballon et sur ma maîtrise de soi .

Mais le premier cours de préparation à l’accouchement, les mots « rassurants » mais « angoissants » de la sage-femme et ma réunion sur les douleurs de l’allaitement m’ont un petit peu refroidis .

Ceci dit comme dirait l’autre , il faut qu’il sorte donc je me rassure en me disant que mon angoisse de l’accouchement est totalement normale surtout lorsque nous ne sommes encore jamais passé par cette douloureuse épreuve autant physique que psychique .

Bien que je ne mesure encore pas à sa juste valeur le bonheur immense qui nous attends avec ta venue,je suis en revanche bien consciente du bouleversement que tu vas instaurer dans nos vies , j’angoisse aussi un peu de ne plus partager les mêmes années si intenses avec ton papa, de ne pas avoir la même fougue et la même jeunesse et d’être à la hauteur pour toi mon petit lion.Devenir mère , c’est un nombre incalculable de questions qui nous assaillent avant , pendant et après …La peur de l’inconnu est normale, la nature humaine a horreur du vide , c’est l’angoisse qui vient le combler et l’inconnu, c’est cet enfant à venir.

La société ne nous aide pas , elle entretient aussi beaucoup ses peurs avec son image de la femme parfaite, radieuse enceinte et pour laquelle l’accouchement est une simple formalité .

Ma solution reste toujours la même , m’écouter et me faire confiance en me rassurant, me dire que je ne suis pas la seule à avoir peur .

Aujourd’hui , il reste 78 jours à attendre , tellement et si peu à la fois .

78 jours pour canaliser mes peurs et être la maman combative et confiante dont tu seras fière mon fils …